Conviction

Depuis plusieurs années, j’analyse les révolutions qui transforment le capitalisme et le système international du XXe siècle. L’histoire n’est pas finie, elle accélère. Et sous les chocs qui se multiplient pointent de grandes transformations : l’universalisation du capitalisme, l’avènement de l’ère des données, le retour en force des passions nationales et religieuses, le réveil des empires et de la guerre.

Les risques changent de nature et d’intensité. Mais les espoirs sont non moins grands, depuis les nouvelles sources de la croissance jusqu’à l’amélioration de l’éducation ou de la santé en passant par la reconnaissance de biens communs de l’humanité.

La vitesse des bouleversements du monde place en apesanteur les deux formes politiques qui ont structuré la modernité : l’État et l’Occident. Elle déstabilise tout particulièrement les démocraties. Il nous faut donc inventer des institutions et des règles nouvelles pour les nations comme pour la société ouverte, où tous les hommes sont unis par le système économique et les technologies mais vivent dans des cultures profondément différentes.

Je ne me résous ni à la crise de la démocratie, ni à la désintégration de l’Europe, ni à la chute de la France. Elles n’ont rien de fatal. Ce qui a été détruit par des choix politiques erronés et des dirigeants irresponsables peut être relevé par des réformes ambitieuses et par les générations nouvelles.

Les principes qui me guident sont clairs. Être vrai, y compris sur la France. Ne pas confondre ce qui est et ce que l’on voudrait qui soit. Mettre la pensée au service de l’action et du changement.

Je crois à la force des idées qui, pour le meilleur et pour le pire, fournissent à l’histoire sa dynamique. Je conserve la foi dans la démocratie et sur sa capacité à relever les défis globaux de la société ouverte. J’ai la conviction que ce sont les citoyens qui restent les remparts ultimes de la liberté et le moteur du progrès.

Pour paraphraser Voltaire, on dira que « les sites les plus utiles sont ceux dont les lecteurs font eux-mêmes la moitié ». Je laisse donc le soin au lecteur de faire son travail et de poursuivre le dialogue à partir de mes  textes rassemblés sur ce site.


Nicolas Baverez
@NicolasBaverez

Nicolas Baverez