Conviction

J’analyse depuis plusieurs années les révolutions qui transforment le capitalisme et le système international du XXe siècle. L’histoire n’est pas finie, elle accélère. La vitesse des bouleversements du monde place en apesanteur les deux formes politiques qui ont structuré la modernité : l’État et l’Occident. Elle déstabilise tout particulièrement les démocraties. Il nous faut donc inventer des institutions et des règles nouvelles pour les nations comme pour la société ouverte, où tous les hommes sont unis par le système économique et les technologies mais vivent dans des cultures profondément différentes.

Je ne me résous ni à la crise de la démocratie, ni à la désintégration de l’Europe, ni à la chute de la France. Elles n’ont rien de fatal. Ce qui a été détruit par des choix politiques erronés et des dirigeants irresponsables peut être relevé par des réformes ambitieuses et par les générations nouvelles.

Je crois à la force des idées qui, pour le meilleur et pour le pire, fournissent à l’histoire sa dynamique. Je conserve la foi dans la démocratie et sur sa capacité à relever les défis globaux de la société ouverte. J’ai la conviction que les citoyens restent les remparts ultimes de la liberté et le moteur du progrès.


Nicolas Baverez
@NicolasBaverez

Nicolas Baverez