Nicolas BaverezCoronavirus, le Hussard sur le toit du XXIe siècle

Comme le choléra, la pandémie de Covid-19 est le révélateur d’une faillite des démocraties européennes face aux risques globaux. Pourtant, certains pays montrent l’exemple.

Dans Le Hussard sur le toit, qui reste sans doute son plus beau livre, Jean Giono raconte les aventures du colonel de hussard italien Angelo Pardi  qui, après avoir tué un officier autrichien, part à la recherche de son ami Giuseppe dans une Provence ravagée par le choléra. Il la parcourt aux côtés de Pauline de Théus, rencontrée sur les toits de Manosque, qu’il réussira à sauver in extremis de la maladie.

« Le choléra est un révélateur, disait Giono, un réacteur chimique qui met à nu les tempéraments les plus vils ou les plus nobles. » Il en va de même du coronavirus. Il éclaire en chacun de nous ce qu’il peut y avoir de plus médiocre et de plus grand, notamment chez ceux qui se dévouent à soigner les autres au cœur de la pandémie. Il souligne aussi les failles de nos sociétés et du système mondial, qu’il s’agisse du capitalisme dérégulé, de la polarisation des nations, de l’atomisation des individus ou de la manière dont les démocraties, toutes à leurs impuissances et à leur repli, ont laissé les démocratures prendre l’avantage au plan géopolitique, placer sous contrôle nombre d’institutions – à commencer par l’OMS – et commencer à reconfigurer l’âge de l’histoire universelle au service de leurs principes liberticides.

Ces exemples qu’il fallait suivre

Les alertes du krach de 2008 et de la vague d’attentats islamistes n’ont pas été entendues. Nous n’avons pas le droit d’ignorer cette crise sanitaire, qui constitue une forme d’ultime avertissement. Il ne suffit plus de dire que rien ne sera plus comme avant. Il faut en tirer toutes les conséquences. Sur la constitution d’un nouveau pacte économique et social…

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