Le double blocus du détroit d’Ormuz s’inscrit dans une désintégration de l’économie mondiale qui rappelle la dynamique des années 1930.
En Iran, les États-Unis ont certes fait la démonstration de leur supériorité militaire, mais le déchaînement de cette puissance, faute de stratégie, n’a pas produit d’effet utile. À l’inverse, la République islamique sort pour l’instant renforcée et plus dangereuse.
Cette nouvelle révolution informatique marque une rupture anthropologique et éthique puisque la machine n’est plus seulement le prolongement de l’homme mais son substitut, voire son concurrent.
Soit la France se saisit du grand débat présidentiel pour prendre en main son redressement, soit, quel que soit le prochain chef de l’État, elle subira un violent choc financier et n’aura d’autre choix que de passer sous les fourches caudines du FMI, du Conseil européen et de la BCE.
Généralisation des promesses de gratuité, occultation de la dégradation des finances des communes… Les élections municipales de 2026 sont placées sous le signe de la République des chèques en blanc financés à crédit.
Si le réarmement de l’Allemagne est indispensable à la sécurité de l’Europe, les nouvelles orientations de Berlin soulèvent de sérieuses questions.
Avec la guerre en Iran, les États-Unis de Donald Trump jouent à la roulette leur leadership mondial et la Russie perd un nouvel allié, pendant que la Chine poursuit méthodiquement la construction d’un monde post-occidental. L’Europe, elle, reste spectatrice des bouleversements du monde.
Après avoir condamné l’État à l’impuissance, Emmanuel Macron fragilise désormais la dissuasion nucléaire, l’un des derniers atouts majeurs dont dispose notre pays. Sous couvert d’une actualisation de sa doctrine, il crée une confusion dévastatrice pour sa crédibilité.
La paix civile et l’État de droit ne tiennent plus qu’à un mince fil de soie que nombre de forces politiques et sociales travaillent à cisailler. Si nous voulons sauver la République, il est grand temps de nous ressaisir.
