Le XXIe siècle est marqué par un nouvel âge des empires où la force prime sur le droit, où la violence s’émancipe de tous les cadres, où la guerre est omniprésente. Dans ce contexte, il n’existe aucune fatalité à ce que l’Europe soit incapable d’assurer sa sécurité.
Les conflits d’Ukraine et d’Iran constituent les deux fronts d’une même guerre engagée par la Chine, la Russie, l’Iran et la Turquie contre un Occident que les États-Unis commettent la folie de vouloir détruire.
Avec la guerre en Iran, les États-Unis de Donald Trump jouent à la roulette leur leadership mondial et la Russie perd un nouvel allié, pendant que la Chine poursuit méthodiquement la construction d’un monde post-occidental. L’Europe, elle, reste spectatrice des bouleversements du monde.
Trump l’isolationniste multiplie les interventions. L’Europe, elle, refuse de voir que seule la force compte à l’ère des empires.
Les conflits, devenus totaux et illimités, envahissant de nouveaux milieux, placent la donne géopolitique sous le signe d’une paix impossible.
La France n’a désormais d’autre choix, si elle veut préserver sa liberté et la paix en Europe, que de réarmer. Mais ce réarmement doit s’accompagner d’un sursaut national.
La frappe du Hamas contre Israël, le 7 octobre, montre que la violence monte en intensité et change de nature.
L’agression de l’Ukraine par la Russie a provoqué le réengagement des États-Unis en Europe et la résurrection de l’Otan. Sous l’effet de la panique, les Européens se sont massivement tournés vers Washington. Ce choix logique, dès lors qu’il n’existe aucune alternative à court terme, présente plusieurs difficultés. (suite…)
