Un vaste espace s’ouvre à la Chine pour jouer au XXIe siècle le rôle qui fut celui de Washington dans la seconde moitié du XXe siècle et incarner aux yeux de la majorité de l’humanité la stabilité politique, la raison stratégique et la coopération au service du développement économique.
Les conflits d’Ukraine et d’Iran constituent les deux fronts d’une même guerre engagée par la Chine, la Russie, l’Iran et la Turquie contre un Occident que les États-Unis commettent la folie de vouloir détruire.
En assurant sa souveraineté énergétique, en maîtrisant sa force militaire et en contrôlant ses échanges commerciaux, Pékin s’impose, face à l’imprévisibilité américaine, comme un pôle de stabilité.
En Iran, les États-Unis ont certes fait la démonstration de leur supériorité militaire, mais le déchaînement de cette puissance, faute de stratégie, n’a pas produit d’effet utile. À l’inverse, la République islamique sort pour l’instant renforcée et plus dangereuse.
Baril à 120 dollars, détroit d’Ormuz bloqué : l’Europe plonge dans la stagflation. La France aggrave la crise par une politique budgétaire suicidaire.
Avec la guerre en Iran, les États-Unis de Donald Trump jouent à la roulette leur leadership mondial et la Russie perd un nouvel allié, pendant que la Chine poursuit méthodiquement la construction d’un monde post-occidental. L’Europe, elle, reste spectatrice des bouleversements du monde.
Trump l’isolationniste multiplie les interventions. L’Europe, elle, refuse de voir que seule la force compte à l’ère des empires.
La République islamique présente nombre de points communs avec le Venezuela chaviste. Dont le fait d’avoir ruiné un pays immensément riche.
Les conflits, devenus totaux et illimités, envahissant de nouveaux milieux, placent la donne géopolitique sous le signe d’une paix impossible.
