En Iran, les États-Unis ont certes fait la démonstration de leur supériorité militaire, mais le déchaînement de cette puissance, faute de stratégie, n’a pas produit d’effet utile. À l’inverse, la République islamique sort pour l’instant renforcée et plus dangereuse.
L’OPA réalisée au sommet de Davos par Donald Trump, qui a réitéré sa volonté d’annexer le Groenland, montre que les États-Unis ont non seulement basculé dans la démocratie illibérale, mais aussi dans un régime de pouvoir personnel.
Les motifs profonds de la frappe éclair contre Caracas demeurent confus.
Par-delà la nature dictatoriale et criminelle du régime vénézuélien, l’intervention des États-Unis acte leur rupture avec le droit international et valide les revendications de Moscou sur l’Ukraine et de Pékin sur Taïwan. L’année 2026 inaugure une nouvelle ère dominée par les prédateurs.
Donald Trump a réalisé ce dont Staline avait rêvé et que Xi et Poutine ont placé au cœur de leurs projets impériaux :
l’éclatement de l’Occident, la destruction de l’ordre mondial de 1945.
En imposant une capitulation inconditionnelle à Kiev, Donald Trump, aligné sur Vladimir Poutine, cible aussi le Vieux Continent, qu’il isole totalement.
Pourquoi l’Europe ne doit pas renoncer à ses ambitions écologiques à l’heure où la course aux armements a pris le pas sur la préservation de l’environnement.
Déni de l’État de droit, purges, autoritarisme, culte de la personnalité, le système Trump rompt avec la démocratie, fondatrice de l’histoire des États-Unis.
L’État de droit reste la clé de la survie de la démocratie et de la liberté politique au XXIe siècle. L’ampleur et la vitesse de sa disparition aux États-Unis, comme la faiblesse des résistances sous l’effet de la peur répandue par l’Administration Trump, rappellent sa fragilité.
