L’Europe ne peut plus déléguer sa sécurité aux États-Unis et parier sur la pérennité des engagements américains. Elle en a notamment pris conscience lors du dernier sommet de l’Otan, en Turquie.

Le président des États-Unis, Donald Trump, le 8 juillet 2026, lors du sommet de l’Otan qui se tenait à Ankara (Turquie).
NURPHOTO VIA AFP/JAKUB PORZYCKI
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e 36e sommet de l’Otan, qui s’est réuni à Ankara (Turquie) les 7 et 8 juillet, s’est déroulé à un moment crucial. En Ukraine, l’interminable guerre d’attrition déclenchée par l’agression russe tourne sur le front à l’avantage de Kiev, ce qui conduit Vladimir Poutine à multiplier les frappes dévastatrices sur les villes et sur la population civile.
Dans le Golfe, la République islamique, défaite militairement mais gagnante politiquement pour avoir survécu à sa décapitation et stratégiquement pour avoir préservé l’essentiel de son arsenal balistique et pris le contrôle du détroit d’Ormuz, négocie en position de force face à des États-Unis désemparés.
