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Le XXIe siècle est celui de l’histoire universelle, mais celle-ci est très loin d’être pacifique et stable. Le système mondial est multipolaire, hétérogène et belligène. Il n’est régulé ni par une superpuissance, ni par des organisations, ni par le droit ; il n’obéit qu’aux rapports de force. Les guerres n’ont jamais été aussi nombreuses depuis 1945, alimentant une course aux armements qui mobilise plus de 2 % du PIB de la planète. Elles visent moins des conquêtes territoriales que l’annihilation de l’adversaire ce qui leur donne une nature existentielle, comme on le constate en Ukraine, à Gaza ou en Iran.
La libération des passions collectives et de la violence comme la multiplication des thèmes de conflits et l’antagonisme d’alliances stratégiques et de blocs idéologiques rapprochent notre époque du début du XXe siècle et des années 1930. Pour ne pas être impossible, un troisième conflit armé mondial n’a cependant rien d’inéluctable.
L’Asie-Pacifique est devenue le centre de gravité du capitalisme, succédant à l’Atlantique, mais aussi le cœur des tensions géopolitiques, de la rivalité stratégique entre les États-Unis et la Chine à l’affrontement entre l’Inde et le Pakistan en passant par Taïwan et la Corée du Nord.
