Généralisation des promesses de gratuité, occultation de la dégradation des finances des communes… Les élections municipales de 2026 sont placées sous le signe de la République des chèques en blanc financés à crédit.

Nicolas Baverez. Francois Bouchon
La campagne pour les élections municipales de 2026 a été tronquée par la guerre d’Iran, comme celle de la présidentielle de 2022 par la guerre d’Ukraine et celle des législatives de 2024 par le calendrier de la dissolution et la proximité des Jeux olympiques de Paris. Elle a été dominée par l’affichage des postures plus que par la confrontation entre les projets. Et elle a confirmé tant l’archipélisation de la société et du territoire français que l’éclatement du système politique.
De la confusion émerge pourtant une ligne directrice fondée sur le déni de la crise aiguë des finances publiques, la fuite en avant des dépenses, le mépris pour les acteurs économiques. Elle s’inscrit dans la continuité du calamiteux budget pour 2026 qui, sous couvert de réhabilitation du Parlement et de culture du compromis, a acté le consensus pour taxer plus, particulièrement les entreprises, dépenser plus et s’endetter plus. La diversité des communes comme la multiplication des partis ne favorisent pas la vision d’ensemble des programmes. Du côté des citoyens, on observe cependant la montée des préoccupations concernant la sécurité face à la montée et à la désinhibition de la violence, la qualité du cadre de vie et la propreté, la hausse de la fiscalité et la dégradation des services publics, illustrée par les agressions sexuelles perpétrées par les animateurs périscolaires de la ville de Paris.
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(Chronique parue dans Le Figaro du 21 mars février 2026)
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