En affichant ses différends avec l’Allemagne, la France réitère ses erreurs passées et met l’Europe en danger.

Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz à la commanderie d’Alden Biesen, en Belgique, le 12 février. La sécurité de l’Europe dépendra de la refondation du noyau dur franco-allemand. AFP/LUDOVIC MARIN
ace à l’effondrement de la France, les dirigeants allemands ne retiennent plus leurs coups, y compris dans le domaine de la défense qui fut longtemps tabou. Le ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a ainsi, le 16 février, jugé « insuffisants » les efforts de la France pour réarmer, appelé notre pays à « prendre des mesures d’économie dans le domaine social pour atteindre l’objectif central de la capacité de défense de l’Europe », enfin exclu toute mutualisation du réarmement par des emprunts européens. Cette sévère admonestation s’inscrit dans la profonde dégradation de la coopération franco-allemande dans la défense, ponctuée par l’abandon du char du futur au profit de la modernisation du Leopard, la mort annoncée du Scaf, la constitution d’un axe entre Berlin et Rome contou…
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(Chronique parue dans Le Point du 25 février 2026.)
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