![Friedrich Merz (CDU), Federal Chancellor, recorded during a press conference [press conference] in response to the Saxony-Anhalt state election in Berlin, September 7, 2026. With around 44%, the AfD (Alternative for Germany) clearly won the state election (Photo by Florian Gaertner / Photothek Media Lab / dpa Picture-Alliance via AFP)](https://www.lepoint.fr/resizer/v2/BHQBZ7PUDNMY5FX3VKZKA2ESSY.jpg?auth=f64db2643d0056212549853848a7f2b1d6ad71afd59f37a39d25dfbb5ab6f167&width=765&height=575&smart=true)
DPA PICTURE-ALLIANCE VIA AFP/FLORIAN GAERTNER
Seize mois après la victoire étriquée de la nouvelle grande coalition entre la CDU-CSU et le SPD, puis sa difficile élection au second tour comme chancelier, Friedrich Merz est en sursis, tout comme le fut Keir Starmer au lendemain de la déroute du Labour et de la percée de Reforme UK aux élections locales de 2026.
Le chancelier et son parti viennent en effet d’enchaîner trois déroutes aux élections régionales. En Saxe-Anhalt, l’AfD a réalisé une percée historique en obtenant 43,8 % des voix et en se trouvant, pour la première fois depuis la chute du nazisme, en situation d’accéder au pouvoir et de participer au fonctionnement des institutions de l’Allemagne. Deux semaines plus tard, le parti d’extrême droite est arrivé de nouveau en tête avec 38 % des voix dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, tandis que la CDU n’atteignait pas le seuil de 5 % nécessaire pour siéger au parlement régional. Le même jour, il recueillait 15 % des suffrages à Berlin, contre 9 % en 2023 ; avec 20 %, la CDU était nettement distancée par Die Linke (25 %).
Alors que Friedrich Merz avait promis de diviser par deux le score de l’AfD, c’est la CDU qui a perdu la moitié de ses électeurs depuis son arrivée au pouvoir, siphonnée par le parti d’extrême droite – que sa cheffe, Alice Weidel, présente désormais comme le successeur des chrétiens-démocrates.
