Cette nouvelle révolution informatique marque une rupture anthropologique et éthique puisque la machine n’est plus seulement le prolongement de l’homme mais son substitut, voire son concurrent.

Nicolas Baverez. Francois Bouchon
L’accélération de l’histoire ne touche pas seulement la géopolitique, avec le basculement dans l’âge des empires, et l’économie mondiale, avec l’éclatement de la mondialisation, mais aussi la technologie. Depuis 2022, l’intelligence artificielle (IA) connaît une formidable expansion. Cette quatrième révolution informatique, après l’ordinateur, internet et les réseaux sociaux, bouleverse non seulement la production de tous les secteurs d’activité mais l’organisation du travail et des entreprises, la vie personnelle, les politiques publiques, la formation et la mobilisation des connaissances. Elle est décisive non seulement pour l’économie mais pour les rapports de puissance au XXIe siècle. Elle marque par ailleurs une rupture anthropologique et éthique puisque la machine n’est plus seulement le prolongement de l’homme mais son substitut, voire son concurrent, avec les projets de développement d’une « superintelligence ». La prochaine étape dite de l’IA agentique repose en effet sur le développement de systèmes capables de décider de manière autonome et de s’adapter à des situations complexes sans intervention humaine.
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(Chronique parue dans Le Figaro du 6 avril 2026)
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