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À l’heure de la révolution numérique, de l’IA de la relance de la conquête spatiale, le nouveau blocage du détroit d’Ormuz, en dépit du protocole de Versailles du 17 juin, rappelle, par ses conséquences immédiates sur la hausse du prix du pétrole et des taux d’intérêt, que la mer est plus que jamais une infrastructure essentielle du XXIe siècle. Ormuz, où transite 13 % du trafic maritime et 20 % du commerce pétrolier, a été transformé par l’Iran en taxe géopolitique sur l’économie mondiale, et se révèle être une arme de dissuasion de la République islamique plus efficace que la bombe nucléaire.
Dans l’âge de l’histoire universelle, ce n’est plus la Méditerranée, comme au temps de l’Empire Romain, mais l’océan tout entier qui constitue un espace continu et connecté, couvrant 71 % de la surface du globe. Plus de 70 % de la population mondiale vit aujourd’hui à proximité immédiate des côtes, qui abritent la majorité des mégalopoles. Le transport maritime assure 90 % des échanges en volume et 80 % en valeur, tandis que 95 % des données transitent par quelque 600 câbles optiques.
La mer est tout aussi vitale en termes de stocks que de flux. Plus de 3 milliards d’hommes tirent leur alimentation des ressources halieutiques. Les fonds marins recèlent 22 % des réserves prouvées de pétrole et 37 % de celles de gaz ainsi que d’immenses gisements de métaux et de terres rares.
