Sans vision stratégique et incapable de libérer le détroit d’Ormuz, Donald Trump perd sa domination sur le terrain, entraînant dans sa chute l’Occident tout entier.

Des cargos en charge, ancrés près du détroit d’Ormuz, au large de Khor Fakkan sur la côte est des Émirats arabes unis.
AFP
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La malédiction de Versailles a frappé le protocole d’accord signé entre les États-Unis et l’Iran le 17 juin 2026 tout aussi sûrement que le traité de 1919, qui acta une fausse paix et une simple suspension des hostilités dans la guerre civile européenne pendant trente ans. Le caractère très général et ambigu de ses quatorze points, notamment sur la question clé du statut du détroit d’Ormuz, ne pouvait que conduire à une reprise rapide des opérations militaires. Quand les États-Unis prétendaient acquise la réouverture d’Ormuz, la République islamique, qui a pris conscience qu’elle dispose d’une arme de destruction massive de l’économie mondiale plus redoutable encore que la bombe atomique, n’entend à aucun prix en céder le contrôle.
