L’Administration Trump est en train de planifier l’explosion des marchés monétaires et financiers. Mais elle est loin d’avoir le monopole de l’irresponsabilité : la classe politique française fait, elle aussi, preuve d’une insoutenable légèreté.

Nicolas Baverez. Francois Bouchon
À défaut de parvenir à empêcher l’Iran de prendre en otage l’économie mondiale à partir du détroit d’Ormuz ou d’asphyxier les échanges de la République islamique, l’Administration Trump planifie méthodiquement l’explosion des marchés monétaires et financiers.
Sous les records estivaux du S&P 500 ou du Nasdaq pointent à la fois les bulles spéculatives autour de l’intelligence artificielle (IA) – Nvidia représentant 8,5 % de la capitalisation du S&P et 9 % de celle du Nasdaq – ou du crédit privé, et surtout la crise du marché obligataire. Durant l’été, les tensions se sont exacerbées. Les taux sur les obligations d’État à dix ans ont bondi pour atteindre 4,7 % pour les Treasuries des États-Unis, 5,05 % pour le Gilt du Royaume-Uni, 4,1 % pour l’OAT de la France et 2,9 % pour le JGB du Japon.
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Chronique parue dans Le Figaro du 31 août 2026
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