Pendant que l’Europe s’aplatit face à Donald Trump, le Premier ministre canadien choisit l’autonomie. Une leçon que Bruxelles ferait bien de méditer.

Mark Carney, Premier ministre du Canada, a rompu, le 25 août, les négociations commerciales avec les États-Unis.
EVELYN HOCKSTEIN/AP/SIP
Mark Carney, Premier ministre du Canada, a créé la surprise en rompant, le 25 août, les négociations commerciales avec les États-Unis et en ripostant aux augmentations de droits de douane de 50 % imposées le 22 août par Donald Trump, par une hausse de 15 à 50 % des tarifs sur 700 produits américains à partir du 8 septembre. Avec un impact de 20 milliards de dollars, strictement égal aux nouvelles mesures protectionnistes prises par les États-Unis. Simultanément, un plan de 7,5 milliards de dollars canadiens a été mis en place pour soutenir la trésorerie des entreprises et les 87 000 emplois menacés.
