
ANADOLU VIA AFP
En Colombie, l’élection à la présidence d’Abelardo de la Espriella en juin 2026, avec 49,7 % des voix contre 48,7 % au sénateur Ivan Cepeda, referme la parenthèse de gauche ouverte en 2018 avec la victoire de Gustavo Petro. Elle constitue aussi un signal pour l’Amérique latine, qui opère un spectaculaire virage à droite. Le succès du très radical d’Abelardo de la Espriella s’inscrit dans la continuité des victoires de Keiko Fujimori au Pérou, de José Antonio Kast au Chili, de Rodrigo Paz en Bolivie, de Daniel Noboa Azin en Équateur.
Désormais, douze des dix-neuf pays du sous-continent sont dirigés par des gouvernements conservateurs, qui ont été élus au terme de scrutins libres et transparents et qui ont pris leur fonction au terme de transitions légales et pacifiques.
Des pays en sursis
Seuls le Mexique de Claudia Sheinbaum et le Brésil de Lula échappent pour l’heure à la vague droitiste qui submerge le continent. Mais l’élection du 4 octobre prochain au Brésil s’annonce très serrée entre l’icône de la gauche âgée de plus de 80 ans et Flavio Bolsonaro, au moment où le coût de la criminalité s’établit entre 12 et 14 % du PIB.
