Le pays se trouve dans la situation de l’Italie en 2011, contrainte à un plan de rigueur drastique qui explique que le PIB par habitant n’ait retrouvé son niveau de 2008 qu’en 2025.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu propose un plan d’ajustement de 54 milliards d’euros pour éviter que le déficit public ne grimpe à 6,5 %.
NURPHOTO VIA AFP/ADNAN FARZAT
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u terme de décennies de déni et de mépris pour les alertes lancées par le FMI, l’Union européenne, la BCE et les agences de notation, la France est rattrapée par la crise financière. Elle emprunte désormais à 10 ans à un taux de 4,57 % contre 3,5 % pour l’Allemagne, 4 % pour l’Espagne et le Portugal, 4,3 % pour la Grèce et 4,4 % pour l’Italie. L’écart de taux avec l’Allemagne dépasse 100 points de base, comme en 2012, au pic de la crise de l’euro.
L’envolée des taux renchérit le financement des entreprises et des ménages tout en fragilisant les banques et les assurances. Les investisseurs internationaux, qui portent 60 % de la dette française, s’en détournent,
