La paix civile et l’État de droit ne tiennent plus qu’à un mince fil de soie que nombre de forces politiques et sociales travaillent à cisailler. Si nous voulons sauver la République, il est grand temps de nous ressaisir.

Nicolas Baverez. Francois Bouchon
Le lynchage à mort de Quentin Deranque, le 12 février, marque un tournant tragique dans la crise politique de notre pays. Il a été préparé et exécuté par les membres de la Jeune Garde, mouvement « antifasciste » théoriquement dissous en 2025, en marge d’une réunion de la députée LFI Rima Hassan dans les locaux de l’IEP de Lyon.
Ce meurtre s’inscrit dans la remontée en flèche de la violence politique en France au cours de la dernière décennie, qui a vu les agressions doubler par rapport à la période allant des années 1980 à 2017. Avec quatre caractéristiques : l’évolution vers une ultraviolence qui va de pair avec la gravité des atteintes portées aux victimes ; la jeunesse des auteurs ; le ciblage des représentants ou détenteurs de l’autorité publique ; le basculement vers la gauche, accompagnant celui de l’antisémitisme – ce qui n’implique pas leur disparition à l’extrême droite.
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(Chronique parue dans Le Figaro du 24 février 2026)
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