Choc pétrolier, stagflation, taux en hausse : la France cumule tous les handicaps. Et ses dirigeants, dans le déni, n’ont toujours pas de plan.

Le détroit d’Ormuz, bloqué depuis le 28 février 2026, pourrait rouvrir si un accord entre les États-Unis et l’Iran est trouvé.
HOSSEIN FATEMI/MEI-REA
HOSSEIN FATEMI/MEI-REA
ême en cas d’accord entre les États-Unis et l’Iran, les conséquences du choc pétrolier seront durables. La réouverture du détroit d’Ormuz n’empêchera pas un déficit de l’offre de 1,8 milliard de barils en 2026, en raison des dommages infligés aux sites de production et aux infrastructures de transport. L’augmentation du prix du pétrole, tout en restant inférieure au quadruplement de 1973 et au doublement en 1979, ainsi que les pénuries de matériaux et d’intrants critiques font basculer l’économie dans la stagflation, avec une chute de la croissance et une hausse de l’inflation autour de 6 % dans le monde, 4 % aux États-Unis et 3,3 % en Europe.
