
(Photo by Evan Vucci / POOL / AFP) EVAN VUCCI/AFP/EVAN VUCCI
La Coupe du monde de football qui s’ouvre aux États-Unis est exemplaire de la dérive autoritaire de l’Amérique. Violant toutes les règles de la Fifa, elle est placée sous le signe de la démesure, du racisme et de la corruption : 48 équipes et 104 matchs ; explosion du prix des billets ; expulsion du meilleur arbitre d’Afrique, Omar Artan, en raison de sa nationalité somalienne ; discrimination arbitraire des joueurs, des supporteurs des équipes du Sénégal, de Côte d’Ivoire, d’Iran et d’Haïti, des journalistes en fonction des oukases de l’administration Trump ; pollution record avec l’émission de 9 millions de tonnes de CO2, soit quatre fois plus que les JO de Paris.
Conversion à l’illibéralisme
Le football, comme la culture, illustre la conversion de l’Amérique à l’illibéralisme, qui érige en principe la guerre intérieure et extérieure. Avec pour symbole le combat de MMA organisé à la Maison-Blanche pour le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis et le 80e anniversaire de Donald Trump. Nicolas Machiavel rappelait cependant qu’« on commence la guerre quand on veut, mais on la termine comme on peut ». Donald Trump a perdu ses trois guerres – économique, commerciale et militaire – face à l’Iran. Et ces trois défaites pourraient compromettre sa victoire à la Pyrrhus remportée dans sa guerre contre la démocratie.
