Les retraites sont devenues en France, du fait de la démagogie de la classe politique, l’instrument de la spoliation des jeunes. Au mépris de la compétitivité de notre pays et de son avenir.

Nicolas Baverez. Francois Bouchon
Trente-cinq ans après le livre blanc de 1991, le spectre des retraites hante plus que jamais la vie politique française, programmant l’implosion des finances publiques, alimentant la guerre des générations, délégitimant les institutions représentatives. Avec pour symbole le psychodrame de la réforme portée en 2023 par Élisabeth Borne, qui relevait à 64 ans l’âge de départ à la retraite. Votée dans un climat de tensions et de violences, elle a été suspendue par ceux-là mêmes qui en avaient défendu le caractère indispensable – fait sans précédent sous la Ve République, qui restera comme l’une des pires trahisons des quinquennats d’Emmanuel Macron, pourtant fertiles en la matière.
Pour toutes ces raisons, il ne fait aucun doute que la réforme du système de retraite a vocation à se trouver au cœur de la campagne présidentielle de 2027, qui a été présentée comme devant permettre aux citoyens de trancher le débat mis en apesanteur par leurs dirigeants. Mais il n’y a pour l’heure pas plus de campagne que de débat. Et nul ne se préoccupe des retraites comme des finances publiques.
[…]
Lire la suite de l’éditorial sur lefigaro.fr
Chronique parue dans Le Figaro du 29 juin 2026
![]()
