Après avoir condamné l’État à l’impuissance, Emmanuel Macron fragilise désormais la dissuasion nucléaire, l’un des derniers atouts majeurs dont dispose notre pays. Sous couvert d’une actualisation de sa doctrine, il crée une confusion dévastatrice pour sa crédibilité.

Nicolas Baverez. Francois Bouchon
Dans le nouvel âge des empires caractéristique du XXIe siècle, où la force prime le droit, les principes arrêtés par le général de Gaulle pour asseoir la position internationale de la France n’ont jamais été plus pertinents : indépendance nationale entre les blocs ; État fort pour affronter les chocs ; adossement à une dissuasion nucléaire autonome, garante de la sécurité, mais aussi de la souveraineté de la nation. Ces piliers ont malheureusement été fissurés par le lent déclin de notre pays, qui l’a privé de ses moyens de puissance, avant d’être mis à bas par Emmanuel Macron. Et ce au moment où l’histoire s’accélérait avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les guerres en chaîne du Moyen-Orient, puis la conversion de l’Amérique à l’illibéralisme, qui ont placé le monde sous le signe d’une paix impossible et d’une guerre omniprésente.
Après avoir condamné l’État à l’impuissance en l’enterrant sous une dette insoutenable qui approchera 120 % du PIB fin 2026, après avoir corrompu les institutions de la Ve République en rétablissant le régime des partis, après avoir fait de la France l’homme malade de l’Europe, Emmanuel Macron fragilise désormais la dissuasion nucléaire, l’un des derniers atouts majeurs dont dispose notre pays. Sous couvert d’une actualisation de sa doctrine, il crée une confusion dévastatrice pour sa crédibilité.
(…)
Lire la suite de l’éditorial sur lefigaro.fr
(Chronique parue dans Le Figaro du 2 mars 2026)
02
