Le choix de Maria Corina Machado pour le prix Nobel de la paix 2025, constitue un signal d’espoir pour le Venezuela.
Le cas d’école d’un pays riche, doté d’une classe moyenne dynamique, qui a été réduit à la ruine par un socialisme poussé à l’extrême.
Notre pays dispose d’atouts majeurs pour rebondir : son capital humain, son épargne, son énergie nucléaire décarbonée, ses infrastructures, les groupes du CAC 40, son patrimoine, sa culture et sa civilisation.
L’État de droit reste la clé de la survie de la démocratie et de la liberté politique au XXIe siècle. L’ampleur et la vitesse de sa disparition aux États-Unis, comme la faiblesse des résistances sous l’effet de la peur répandue par l’Administration Trump, rappellent sa fragilité.
Le surinvestissement actuel, dopé par l’IA, est d’autant plus dangereux qu’il se développe sur fond de déstabilisation des échanges et des paiements mondiaux créée par la politique de Donald Trump.
Dans la continuité d’une diplomatie erratique, la démarche engagée par Emmanuel Macron pour la reconnaissance d’un État palestinien se révèle aussi inutile que dangereuse.
À Strasbourg, ce 10 septembre, Ursula von der Leyen a délivré un discours incohérent et déconnecté des réalités du monde comme des attentes des citoyens européens.
Il y a urgence à replacer l’Union et la Commission sous le contrôle des grands États européens.
À l’inverse d’Henry Kissinger, Donald Trump divise l’Amérique et l’oppose à ses alliés, en même temps qu’il soude les empires autoritaires et rassemble le Sud autour de la Chine.
La chute programmée de François Bayrou illustre tragiquement l’irresponsabilité illimitée qui s’est emparée du système politique français. Après la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, la dissolution du gouvernement ne fera qu’aggraver la crise de régime.
Entre péril financier, fragmentation du système mondial et retour de la guerre, les points de comparaison avec les années 1930 se multiplient. Ils doivent nous alerter sur l’avenir de nos démocraties.
La déroute du premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, lors des dernières élections s’explique par l’effondrement de la démographie, la paupérisation de la population et la prise de conscience du déclassement de ce pays.
Outre ses faiblesses économiques, le projet de François Bayou est mort-né en raison de l’absence de soutien politique, des virulentes oppositions sociales et de l’hostilité des citoyens envers un premier ministre qui bat tous les records d’impopularité.
L’Afrique, symbole du Sud, disparaît de l’horizon de l’Occident qui est accaparé par sa crise politique, intellectuelle et morale, ainsi que par ses déchirements.
La France est devenue un rentier nihiliste, dilapidant l’héritage des générations passées et sacrifiant systématiquement les enjeux d’avenir à des objectifs de très court terme.
Pour l’Europe, les cinq prochaines années seront décisives. Soit elle parvient à s’affirmer comme un acteur stratégique indépendant. Soit elle perdra sa souveraineté et sa liberté pour faire l’objet d’un nouveau Yalta entre les puissances impériales.
